Qu'est-ce que la RSE ?

Que se cache-t-il vraiment derrière la responsabilité sociétale des entreprises ?


Face aux enjeux actuels, de nombreuses entreprises souhaitent mettre en place des politiques RSE tout en continuant d'évoluer dans un modèle d'économie "Business as usual". Celles-ci souffrent alors de schizophrénie en restant dans un entre-deux. Notre solution ?

Nous leur conseillons de rechercher la performance globale, qui englobe la performance économique, sociale, sociétale, de gouvernance et d'ancrage territoriale. Elles peuvent ainsi décomplexifier le concept de la RSE en inscrivant des actions concrètes dans le temps.


Définition

L'acronyme RSE correspond à : Responsabilité Sociétale des Entreprises. Globalement, c'est l'application des principes du Développement durable dans l'entreprise.

Concrètement, il s'agit de la responsabilité qu'une entreprise engage lorsqu'elle opère ses activités, surtout vis-à-vis des impacts qu'elle produit sur son écosystème dans laquelle elle évolue.


À quoi sert la RSE ?

Le but de la RSE est de développer des modèles d'activités responsables et respectueux de l'écosystème. La RSE reste un concept, une idée et c'est chaque entreprise qui va mettre en oeuvre une stratégie de performance durable et donc des actions concrètes en faveur de l'écosystème.

L'opérationnalité de la RSE va donc dépendre de plusieurs facteurs indépendants de l'entreprise (management, risques/opportunités, modèles d'affaires, équipes, partenaires...) et en lien avec son secteur d'activité.

Dès lors, il est important de comprendre que l'entreprise ne fait pas de la RSE pour les autres (se comparer) mais bien pour soi (se développer).



La réglementation en vigueur

Depuis 2018, il est obligatoire pour certaines entreprises de rendre compte de leur RSE dans une déclaration de performance extra financière (DPEF). Cette nouvelle obligation règlementaire consiste à publier une déclaration comprenant les principaux risques RSE liés à l’activité et se structure autour de 4 thématiques : social-sociétal, environnement, lutte contre la corruption et droits de l’homme.

La déclaration de performance extra-financière publiée par les entreprises doit intégrer :

  • La présentation du « modèle d’affaires »

  • Une analyse des principaux risques RSE

  • Les politiques appliquées et procédures de diligence raisonnable

  • Les résultats des politiques et indicateurs de performance

Cette déclaration est plus pertinente et plus concise que le rapport RSE Grenelle II et répond mieux aux attentes des parties prenantes.


Les Sociétés Anonymes sont les principales sociétés concernées dès lors que leur total bilan ou CA et leur effectif dépassent les seuils suivants :

20M€ de bilan ou 40 M€ de CA et 500 personnes pour les sociétés cotées

100M€ de bilan ou 100 M€ de CA et 500 personnes pour les sociétés non cotées


Pour les autres entreprises qui ne sont pas soumises à la DPEF, il est aussi possible de rendre compte de leur engagements RSE en présentant ce document, mais il s'agira d'une démarche volontaire et non obligatoire.


Les différents référentiels RSE

Il existe de nombreux référentiels qui permettent aux entreprises de rendre compte de leur RSE. Le guide référence est la norme ISO 26000 réalisée en 2010 (en cours de révision actuellement). Elle se base sur 7questions centrales de l'organisation de l'entreprise :

  • La gouvernance

  • Les droits de l'homme

  • Les conditions de travail

  • L'environnement

  • La loyauté dans les affaires

  • Le service relatif au consommateur

  • L'ancrage territorial et local

Il existe bien sur d'autres référentiels d'engagement RSE comme par exemple le Global compact, la charte de la diversité ou encore les ODD. De nombreux outils permettent également aux entreprises de mesurer leur impact comme le Bilan carbone, ACV, ou encore NF X 50-783 (handicap).

Il existe aussi de nombreux labels (comme Lucie, Bcorp, AB, FSC, FairTrade, etc.) auxquels les entreprises peuvent se soumettre afin de témoigner de leur bonnes pratiques RSE.

Mais attention au greenwashing, il est important que les entreprises mettent en place des actions concrètes avant même de penser à se faire labéliser. Ainsi, elles agirons en cohérence avec les valeurs qu'elles défendent et gagneront en crédibilité aux yeux de leur clientèle.


Les bénéfices de la RSE


La mise en place d'une stratégie RSE permet à l'entreprise d'améliorer son impact sur la société dans laquelle elle évolue, et à tous les niveaux. Elle permet notamment à l'entreprise d'améliorer la relation avec ses parties prenantes, la qualité perçue par ses clients, son ancrage territorial, sa gouvernance, le respect des droits de l'homme et des conditions de travail et même réduire son impact environnemental.


En interne, la prise d'engagements et la mise en place de pratiques RSE permettent à l'entreprise d'optimiser sa performance globale.

Selon l'institution France stratégie : « la RSE procure un gain de performance en moyenne de l’ordre de 13 % par rapport aux entreprises qui ne l’introduisent pas ».